Il faut rappeler avant de lire l’article du JDN que l’offshore programming aux USA n’est pas la même chose qu’en France puisque là bas, « offshore programming » rime souvent avec présence SUR le territoire américain des développeurs étrangers (alors qu’en France la loi interdit cette pratique et ne permet que le forfait offshore)
L’article:
Une étude menée par deux associations s’attarde sur les augmentations de salaires des P-DG des entreprises américaines les plus consommatrices d’offshore. Les conclusions sont édifiantes : l’offshore est très rémunérateur… (02/09/2004)
Les 50 sociétés américaines qui externalisent le plus de tâches à l’étranger (en offshore) ont vu la rémunération de leur PDG augmenter de 46% en 2003, par rapport à l’année précédente. C’est le résultat d’une enquête menée par deux associations qui luttent pour l’équité économique, Institute for Policy Studies et United for a Fair Economy.
A titre de comparaison, le rapport cite une étude menée par Business Week auprès de 365 grandes sociétés : elle ne fait apparaître une augmentation des rémunérations de plus hauts dirigeants de (seulement…) 9%.
La rémunération annuelle des dirigeants des sociétes les plus externalisatrices a atteint en 2003 une moyenne de 10,4 millions de dollars, par rapport à une moyenne de 8,1 millions de dollars. Entre 2001 et 2003, ces 50 dirigeants ont gagné globalement 2,2 milliards de dollars, tout en délocalisant quelque 200 000 postes à l’étranger.
Parmi les plus gros « outsourceurs », on trouve notamment Accenture, Agere Systems, CSC, Dell, EDS, HP, IBM, Intel, Oracle, Quantum et Unisys. La palme des augmentations annuelles revient, parmi ces sociétés, à Michael H. Jordan, P-DG d’EDS arrivé en 2003 qui, en comparaison de ce que touchait son prédécesseur, a réalisé une culbute de 149%.
Le ratio salaire des patrons / salaire des employés est de 301 pour 1 en 2003
Quant à la plus forte rémunération, toujours parmi ces sociétés IT, elle revient à Larry Ellison, avec 40,6 millions de dollars (une broutille par rapport aux 700 millions touchés deux ans plus tôt).
L’étude met par ailleurs le doigt sur la hausse du ratio entre la rémunération des P-DG et celle des salariés. Un ratio qui, après deux années de stagnation en 2000 et 2001, est passé de 282 pour 1 à 301 pour 1 entre 2002 et 2003.




Laisser un commentaire