Hadopi, rapport Zelnik Toubon, projets de taxation.. sont des choses qui jalonnent le phénomène persistant d'incompréhension des gouvernants de France par rapport à l' Internet.
L'éducation et la culture des hommes et femmes politiques de notre pays sont fondées sur quelques piliers (d'autant plus importants qu'il n'y a plus de principes) dont l'un est la notion de LIEU.
Pour gouverner, faire de la politique (au sens premier de "vie de la cité"), proposer et promulguer des lois, exercer son autorité (puisque de plus en plus l'évolution en France semble être d'avoir le peuple à son service plutôt que d'en être le représentant à son service ..), il faut avoir défini un lieu, des limites géographiques et une zone. (Quelle opprobre par exemple subit un homme ou une femme qui n'a jamais été élu(e) localement …. comme si la dépendance d'un lieu était synonyme de diplôme d'excellence et absolument nécessaire pour gérer, guider et servir le peuple 😉))
Avant, les choses étaient simples car tout projet, toute entreprise était rattaché à un lieu.
Les choses ont commencé à se compliquer quand sont apparues les premières multinationales.
Après un stade où le centre dirigeant (ou la métropole et ses colonies) était clairement définis, on arriva à des systèmes où l'appartenance à un lieu (à un pays) relevait plus de l'anecdote que d'une réalité importante et stratégique.
Les magazines le demandent souvent quand ils n'ont rien d'autre à traiter: à qui appartient la France ?
Si l'on prend comme autrer exemple Alcatel, bien malin celui qui peut dire si cette société est française, américaine ou d'un autre pays.
Avec Internet (Interconnected Networks), la situation s'est compliquée car un objet du Net peut très bien appartenir à plusieurs pays (un anglais, habitant en Italie, ayant un site en langue française ; hébergé en Russie -payé par lui perso, dont les revenus publicitaires arrivent sur sa société à Malte ? quelle est la nationalité du site ? et celle du business ? ) mais aussi n'appartenir à aucun donc ne dépendre d'aucunes des entités qui organisent encore le monde, les entités verticales que sont les nations.
Cette notion d'absence de lieu où l'on rattache un objet économique est extrêmement difficile à comprendre et à accepter pour un homme ou une femme politique en France.
Non seulement cela remet en cause la base du droit sur laquelle il (ou elle) fonde son action et son pouvoir mais cela met complètement à plat son autorité et donc son existence: si il n'y a pas de lieu, il n'y a pas besoin de quelqu'un pour le diriger ou le gérer.
Face à Google, symbole même de la chose qui n'existe pas sur des lieux réels et ne dépend pas de zones géographiques délimitées, les hommes et femmes politiques de France sont hébétés (et notamment ceux qui n'ont de l'Internet qu'un aperçu partiel via une ou 2 applications à la mode ou encore pire, en faisant un amalgame avec les réseaux téléphoniques) .
Suivant leurs caractères, leurs amis rentiers et leurs peurs, on aura donc soit droit
– à des bêtises reproduisant la ligne Maginot contre les blindés allemands (qui firent un détour au Nord) soit à des aigreurs rendant encore moins compétitives les français et françaises qui veulent entreprendre dans l' Internet) à l'image de ce délire de taxation de Google en France .. (On peut s'étonner que les conseillers de Nicolas Sarkozy le laissent proférer de telles âneries à moins qu'ils aient tous le niveau de compréhension de l'Internet de Franck Louvrier ;-)) voir Franck Louvrier Twitter et Hadopi)
( Si les gens de Google ont du temps pour rigoler, ils pourraient au passage demander à quelques politiciens américains de proposer de taxer Dailymotion aux USA ;-))))
– ou à des aigreurs qui pourront freiner l'émulation indispensable pour avoir des vocations et des projets dans l' Internet, parmi les rejettons de France.
Dans tous les cas, que d'énergie perdue dans ces délires (sans parler de l'argent comme dans l'exemple d' Hadopi où la seule chose dont on est sûr est le coût de 20 millions par an pour les contribuables) alors même que rien n'est fait pour pousser les gens à développer des projets !
Les mécanismes qui peuvent favoriser l'investissement sont inadaptés et enrichissent surtout les intermédiaires ou les financiers (comme typiquement la farce ISF)
Les statuts légaux d'entreprises sont toujours aussi décalés par rapport à la vie quotidienne des entreprises (Il n'y a toujours aucune possibilité sérieuse d'avoir des sociétés éphémères alors même que le business d'opportunités est de plus en plus grand)
Les prélèvements sociaux n'ont toujours pas de canal unique de prélèvement (il s'agit d'un problème de connections de réseaux pas très glamour mais quels avantages si les entreprises n'avaient pas à se coltiner x documents et paperasses chaque mois …)
La TVA n'est toujours pas uniforme ni en Europe ni même en France (Savez-vous que si faites du e-commerce en France, la TVA n'est pas forcément la même en métropole et dans certains territoires d'Outre-Mer !?!)
Et tout ça donne par exemple sur un marché de 3,5 milliards d'euros (le montant des paris et jeux en ligne faits par des français actuellement) 1/3 fait par le PMU (660 millions) et la Française des Jeux (219 millions) et 2/3 faits par des sites dits "illégaux" ou "étrangers" suivant la grille de lecture des gens du XXème siècle…
Autre idée par ces débiles de nounours :-)) Et si Google taxait Sarkozy ??





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