La récente information comme quoi la Bibiliothèque Nationale de France s'apprête à confier à Google la numérisation de ses fonds (suivant ainsi quelque chose de déjà conclu par la Bibliothèque Municipale de Lyon) sonne étrangement en France, pays d' Hadopi, la fUmeuse loi destinée à "défendre" les droits des "pauvres auteurs" …..
D'un côté Hadopi, une loi de contrôle pire que dans les pays totalitaires, mise en place par un gouvernement et des parlementaires dont la connaissance "technique" et "fonctionnelle" de l'Internet se borne à en faire un canal supplémentaire de télévision pour les campagnes électorales. Une loi voulue par un puissant lobby de coquins et de copains, soucieux de garder leurs privilèges, l'argent du contribuable de par les subventions de l'état, leurs 4×4 et leurs facilités à faire du fric avec 80% de nullités et 20% de nostalgie du temps où l'exception culturelle française avait une autre valeur que celle d'un alibi à la diversité.
De l'autre côté, un patrimoine immense, celui de la Bibliothèque Nationale de France que Google s'apprête à numériser et à mettre à disposition gratuitement sur le net en échange de millions de pages produites (celles des oeuvres numérisées) sur lesquelles Google pourra mettre de la publicité ou grâce auxquelles de toutes façons, de l'argent sera gagné.. pas par la BNF.
D'un côté, Hadopi, une attitude défensive encore plus crétine (lire Techniques anti HADOPI) que celle des généraux de la ligne Maginot en 40, qui n'imaginaient pas, les yeux fixés sur les Vosges que les blindés d'Hitler contourneraient par le Nord et la Belgique… Bon courage aux initiateurs d' Hadopi quand ils découvriront que l' Internet signifie Interconnected Networks et que les frontières n'existent pas …
D'un autre côté, la BNF, un monument du patrimoine français, de la fameuse exception culturelle (mais de la vraie) qui ne réussit pas à trouver les énergies politiques et financières positives pour numériser ses ouvrages et créer des pages web qui pourraient même rendre à terme l'opération gagnante financièrement.
D'un côté, Hadopi, un un coût de surveillance et de sanction INCONNU mais au minimum de 10 millions d'euros par an
pour empêcher des gens dont la plupart n'ont pas les moyens de payer le
racket officiel, de télécharger des trucs dont la plupart s'oublient
une fois la porte du frigo ouverte ou la chasse tirée 5 minutes après
la fin;
…un coût de surveillance sans aucun gain financier qui videra les caisses de l'état pour payer des surveillants virtuels dont l'intérêt financier est non seulement privé (bien que par les réseaux des coquins et copains, tout soit perméable …) mais en plus enclin provoquer les actes qu'ils surveillent pour gagner plus (et ceci dans un cercle vicieux pire que celui des bonus de banquiers qu'il est de mode de vilipender en ce moment) (lire Le gateau HADOPI provoque la guerre des milices du net et Qui sera la milice d' HADOPI: Advestigo, co-peer-right Agency ou … ).
D'un autre côté, la BNF, un manque de 50 à 80 millions pour numériser une grande partie de la mémoire culturelle française…. alors même que des bénéfices supérieurs en auraient été tirés.
D'un côté, le gouvernement français actuel qui défend quelques privilégiés en twittant son contentement, assis sur une branche assez légère pour surfer sur toutes les modes mais qui ne fera jamais de bouture ou d'autres arbres. On n'ose pas croire que la BNF n'a pas pu fédérer quelques politiques pour son projet simplement parce que la lecture des classiques, hormis un résumé de la Princesse de Clèves, n'a pas été et n'est pas quelque chose de connu au sommet de l'état, même après un malaise vagal qui casse l'image tant espérée du superman physique ……
D'un autre côté, Google, une entreprise américaine ou mondiale qui casse tous les intermédiaires en cherchant à minimiser les prix, les coûts et à donner le plus grand accès au plus grand nombre tout en gagnant de l'argent (Lire la Methode Google ).
Il semble bien que Google ait sur ce coup remplacé le gouvernement français, normalement agent du service et du bien public.
Il semble bien que Google ait sur ce coup piraté l'état français. Celui-ci enverra-t-il un avertissement mail ou écrit à Google ou y aura-t-il un twit dévastateur à la mode NKMpas ?
Lire aussi ce qui fut écrit en 2007 par Jean-Noël Jeanneney,
ancien secrétaire d'Etat à la communication, président de la Bibliothèque
nationale de France et de l'association Europartenaires:
http://www.amazon.fr/Quand-Google-d%C3%A9fie-lEurope-Plaidoyer/dp/2842059123




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