La crise financière peut avoir un impact sur les petites entreprises, notamment dans des secteurs dits de "croissance" (en général les "gros" donc ceux qui soutiennent les secteurs de "croissance" ont tendance à se replier sur leur coeur d’activités en période de crise).
Il est donc important pour les entrepreneurs de savoir comment, en cas de crise, éviter les mauvaises surprises mais peut-être aussi transformer la crise économuique et financière en opportunité.
Tubbydev n’est pas un spécialiste de ces questions mais en connaît 😉 La suite de cet article est donc un article écrit par un vrai spécialiste et il nous a semblé intéressant de le publier.
Il s’appelle Sébastien Descours et associé-gérant de Da-Ose Consulting (ce n’est pas nous qui avons fait leur site donc oui il n’est pas terrible :-)))))). N’hésitez pas à le contacter si vous vous sentez ou êtes directement concernés par ces questions d’impact de la crise sur les entreprises. (son mail est sd arobase da-ose.com ) –Si la crise ou l’économie, spécialement vus par des contribuables un peu aigris vous intéressent, regardez aussi impôts utiles.
Crise financière: conséquences et opportunités pour les entreprises et notamment les petites entreprises.
Si les conséquences de la crise
actuelle du système financier mondial ont principalement été concentrées sur …
le secteur financier, ses effets ne vont pas tarder à prendre leur pleine
puissance sur les sociétés industrielles et commerciales. Dans ce cadre, les
frontières vont bouger, les situations en place se modifier, les risques
s’accroître.
Comment se protéger de la crise économique et financière ?
Comment profiter de la crise économique et financière ?
En tant qu’entrepreneur, comment se protéger de la crise économique et financière ?
Clairement,
l’année 2009 va être une des pires années jamais vécues par un entrepreneur :
montée des risques, désolvabilisation des clients, credit crunch, baisse
violente du PIB (-10% ?), etc…
Sachant le temps nécessaire pour
s’adapter à ce type d’environnement, il faut agir maintenant : Préparez un plan
« Crash », c’est-à-dire une croissance de votre activité amputée de 20% (si vous
faisiez +5%, regardez ce que cela donne à -15%). Et la conséquence d’une baisse
d’activité de ce niveau sur tous les compartiments de votre entreprise
:
– Sur le poste clients : passage de la totalité de la
clientèle sous assurance crédit et refus de vente si non-accord de couverture
par SFAC ou Atradius. A cet égard, rappelons que les assureurs crédit peuvent
vous déréférencer du jour au lendemain vous laissant sans crédit fournisseur,
ceux-ci exigeant alors un paiement cash ou un dépôt de garantie. Prenez le temps
d’aller les rencontrer et de faire le point sur votre société si vous voulez
conserver un peu de marge de manœuvre. Sinon, nommez si ce n’est déjà fait
quelqu’un en charge du recouvrement et du délai clients. En la matière, c’est
celui qui râle le plus qui est le plus vite payé, cela ne sert à rien d’être
sympa et arrangeant.
– Sur les stocks : le ralentissement
économique a d’ores et déjà gonflé les stocks à tous les niveau de la chaîne de
production, avec un effet amplifié sur 2009, les plans de production devant sans
doute être revus drastiquement à la baisse avec des stocks déjà élevés.
– Sur la dette : allez voir votre banquier, essayez de
sécuriser tout ce qui peut l’être, signez, si vous le pouvez, toute dette que
vous pouvez obtenir. Concernant les découverts, la banque doit vous laisser un
délai de 60 jours en cas de rupture de sa part. Elle ne peut vous empêcher de
tirer sur votre découvert à hauteur du maximum atteint au cours des 6 derniers
mois, sous peine de rupture abusive, plaisanterie qui peut les obliger à combler
tout le passif en cas de RJ. Conséquence : tirez toutes vos lignes de découvert
au plafond au moins une fois par trimestre, voire essayez de les dépasser
largement pour créer ce que l’on appelle une « référence », montant maximum que
vous pourrez tirer en cas de pépin. Ceci n’est possible que si la banque ne vous
adresse pas une lettre de dépassement exceptionnel. Dénoncez vos cautions
personnelles si vous en avez. Cherchez des programmes de factoring pas chers
(nous avons chez Da-Ose un partenaire privé qui propose du Euribor + 1 ,10% sur
tout type de créances, y compris l’Etat, l’international et la petite créance,
avis aux amateurs !!!)
– Sur la trésorerie : protégez votre bas
de laine : on commence à distinguer les gagnants et les perdants du 3ème conflit
mondial et les conclusions semblent limpides : pas de placements en action, ni
en obligations, ni en immobilier (avant 2 ans), ni dans une banque sans dépôts,
et surtout pas en dollars (effondrement probable d’ici 6 mois). Que reste-t-il ?
Les certificats de dépôts de la Caisse des Dépôts. Ou de BNPP, Crédit Mutuel,
HSBC. Pour les six prochains mois au moins à mon sens.
– Sur le
personnel : il est difficile de licencier, juridiquement mais surtout
humainement. Si cela vous apparaît comme un passage obligé pour la survie, si
vous licenciez plus de 10 personnes, il faut faire un PSE (Plan de … Sauvegarde
de l’Emploi), compliqué à gérer et surtout très long (6 mois) et très cher. D’où
la nécessité d’anticiper au maximum une décrue contrainte des effectifs. Plus
tôt vous initierez cette démarche, plus facilement vos collaborateurs partants
trouveront un emploi, sachant qu’une montée très violente du chômage est à
prévoir.
– Sur le capital : il reste de l’argent qui cherche à
s’investir en France, et ce de manière urgente. Les fameux fonds issus de la
réduction de l’ISF ont collecté plus de 550 millions d’euros et ont le plus
grand mal à trouver de cibles d’investissement, sachant qu’ils n’ont qu’une
période très courte pour les employer. Par ailleurs, les performances
singulières des banques ces derniers mois ont renforcé l’attractivité de
l’investissement dans les PME pour les personnes fortunées. Chercher de l’argent
en ce moment n’est donc pas impossible, loin de là. Pour autant que l’on dispose
d’une maîtrise de son activité, de ses ambitions et d’une stratégie claire et
solide.
En tant qu’entrepreneur, comment en profiter
?
L’avantage des temps de crise comme celui que nous vivons est que
les frontières fixes et intangibles deviennent floues et souples, que les héros
d’hier deviennent les parias de demain et que du coup… il y a plein de bonnes
affaires à faire. (Le secteur où cela est aujourd’hui le plus apparent est
celui …. des banques, petit monde figé depuis des années en termes de mouvement
de concentration qui se trouve, du fait de la violence de la crise, en train de
faire émerger des vainqueurs incontestés et incontestables)
Passage
obligé : ne pas être endetté aujourd’hui.
Si vous avez de la dette
(particulièrement LBO), il faut songer à un adossement le plus rapide possible,
toutes les hypothèses d’exploitation actuelles et futures s’étant très
violemment dégradées au cours des dernières semaines.
Mettez votre
fierté en poche pour :
– lever de l’argent, certes à valorisation
cassée mais non nulle, ou
– regardez autour de vous auprès de qui
s’adosser, se fusionner, à un moment où votre entre prise est encore sexy et
complémentaire à certains de vos concurrents. Il y a urgence !!! ou
– préparez vous à gérer votre mandat ad hoc le plus rapidement
possible, les tribunaux de commerce risquent d’être très encombrés en 2009. Le
fait de le déclencher vous-mêmes vous laisse la main alors que la DCP
(Déclaration de Cessation de Paiement) vous met hors jeu.
Si vous n’avez
que de la dette normale d’exploitation, et que les concurrents de votre secteur
ont eux commis l’immense erreur de s’endetter lourdement pour des opérations de
LBO ou de croissance externe, c’est du pain bénit pour vous. Devenez (et ce,
quasiment quelque soit votre taille), les acteurs de la structuration de votre
secteur. Là encore, il y a des fonds propres disponibles pour ce type
d’opérations pour autant qu’elles soient bien construites et saines.
Sur
toutes ces pistes financières, Da-Ose accompagne d’ores et déjà des
entrepreneurs qui ont fait le choix de profiter de cette crise sans équivalent :
– en analyse stratégique préalable,
– en apport
opérationnel pour préparer la tempête qui s’annonce, (revue des items
exploitation et bilan pour adapter la société aux nouvelles conditions de
l’environnement, propositions d’actions, suivi de la mise en
oeuvre)
– en gestion de relationnel banques,
– en levée
de fonds sur certains secteurs (internet à contenu, distribution, cleantech,
industrie) ou certaines problématiques (création d’un leader du secteur,
intégration horizontale et verticale)
– en cession pour ceux qui le
souhaitent, (industrielle principalement)
– en acquisition pour ceux
qui ont de l’appétit et des réserves financières,
– et ce en France
en Europe et en Chine.
Si vous vous sentez concernés par ces questions,
si vous avez une société dirigée par une équipe professionnelle et soudée,
n’hésitez pas à nous appeler.
Entrepreneurialement,
Sébastien
Descours
Associé gérant
Da-Ose Consulting
4 rue Léo Délibes
75116
Paris
Mail: sd arobase da-ose.com




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