Hier soir lors d’une petite conférence de jean-Noel Tronc (ancien conseiller “nouvelles technologies” de Lionel Jospin et actuellement haut dirigeant d’Orange), j’ai été surpris de l’entendre attaquer l’initiative du maire de Paris d’installer des spots wifi gratuits. Mr Tronc n’est pas du tout partisan de l’idée qui voudrait que le wifi (et le wimax) devienne une sorte de service public (sans le connaître auparavant j’aurais a priori plutôt parié qu’il pensait l’inverse
).
Il existe pourtant des pays, plus avancés que la France (celle-ci étant dans le peloton de tête comme l’a rappelé d’ailleurs Mr Tronc) en nouvelles technologies qui ne sont pas loin de considérer l’accès wifi au même titre que l’électricité et l’eau (les pays baltes par exemple) c’est-à-dire comme des services devant être publics ou d’intérêt général.
Quand j’ai essayé de parler de cette façon de voir les choses à Mr Tronc, il m’a répondu: “mais alors les pharmacies, les taxis devraient aussi être de service public”.. Bizarre réponse car d’une part “rouler en taxi n’est pas une nécessité” et d’autre part les pharmacies sont quasiment du service public vue l’organisation de leur répartition et l’encadrement des prix de médicament dont elles dépendent..
On peut comprendre cependant la réponse de Mr Tronc en tant que représentant d’Orange ayant écrasé en lui-même son passé de serviteur de l’état donc de la collectivité (si si
l’état à la base représente la collectivité). Si en effet le wifi (et le wimax) sont gratuits, pourquoi passer par un opérateur pour téléphoner ? Et puis quid par exemple de la rentabilité commerciale des licenses wimax “achetées” par de grands groupes (spécialisés dans les telecom depuis des dizaines d’années comme Bolloré par exemple
) ?
Il existe déjà des téléphones qui prennent le wifi et sur lesquels on peut installer par exemple skype
Dans certains pays les vendeurs de téléphone ne sont pas inféodés aux opérateurs et commencent de plus en plus à mener la danse..
Par ailleurs l’installation de l’infrastructure nécessaire au wifi et au wimax ne peut pas se faire sans la collectivité publique (qui jusqu’à présent n’est quasiment pas ou très peu payée pour ce qu’elle permet aux opérateurs privés…Combien ceux-ci payent pour installer et laisser leurs antennes dans des lieux ou établissements publics ?)
Ca rappelle un peu le début de la guéguerre des maisons de disques et autres intermédiaires entre le public et les musiciens avec les systèmes de téléchargements de musique, non ?




Laisser un commentaire