Luc Fayard*, 01 Informatique, le 16/09/2004 à 07h00
Des pans entiers de l’économie mondiale se modifient profondément à cause de l’offshore.
Le mouvement amorcé aux Etats-Unis a pris de l’ampleur en Grande-Bretagne et en Allemagne. Pour l’instant, il est encore sporadique en France. Mais il est clair, désormais, que peu de pays développés vont y échapper.
Selon McKinsey, 40 % des 500 premières entreprises européennes ont commencé à délocaliser une partie de leurs opérations. Rien qu’en informatique, selon une enquête CRM Buyer, 30 % des entreprises interrogées ont prévu de passer leur infrastructure en offshore dans les douze prochains mois, et 30 % sont en phase d’évaluation ; quant au développement de logiciels, deux tiers des répondants pensent l’externaliser d’ici à un an !
Cette extension de l’offshore lui confère un statut économique de poids. Ce qui explique les analyses de son impact global, que dressent des cabinets comme McKinsey. Ce dernier est même en train d’établir une sorte de grille des critères d’une économie nationale pour que celle-ci profite au mieux des dépenses offshore engagées par ses entreprises.




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