source CFRIES
Russie : frénésie de dépenses
En Russie, le revenu disponible réel des ménages devrait progresser
de près de 11% cette année et de 9% l’an prochain. Résultat : la
consommation et le crédit bancaire s’emballent. Les ventes au détail
sont en hausse de près de 24% sur un an et l’encours des crédits
distribués par les banques aux particuliers affiche un bond de 122%
au cours des douze derniers mois. Les produits électroniques
importés d’Asie et les voitures venues d’Europe de l’Ouest font
fureur.
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Ukraine/prix consommation: +0,7% juin/mai, +4,4% sur janvier-juin
Les prix à la consommation en Ukraine ont progressé de 0,7% en juin
par rapport au mois précédent et de 4,4% sur les six premiers mois
de 2004, a annoncé lundi le Comité d’Etat aux statistiques.
Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 0,9% en juin,
portant à 5,4% leur hausse sur les six premiers mois de l’année. Les
prix des biens non-alimentaires ont de leur côté progressé de 0,6%
le mois dernier et de 2,9% depuis le début 2004, a ajouté le Comité
d’Etat aux statistiques.
Les prix des services à la population (gaz, électricité, téléphone,
santé, transports…) se sont appréciés de 0,4% en juin et de 2,7%
sur les six premiers mois de l’année, selon la même source.
En 2003, les prix à la consommation en Ukraine ont augmenté de 8,2%
après avoir enregistré un recul de 0,6% en 2002. L’inflation avait
été de 6,1% en 2001 et de 25,8% en 2000.
Le gouvernement ukrainien prévoit une hausse des prix comprise entre
5,8% et 6,3% pour 2004.
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Les privatisations russes ont coûté 1,6 md de dollars à l’Etat
par Vlasta Demianenko
MOSCOU, 2 juillet (Reuters) – Les privatisations russes des années
1990, assimilées par l’opinion publique à une gigantesque opération
de spoliation des ressources nationales, se sont soldées par un
manque à gagner pour l’Etat relativement modeste de 1,6 milliard de
dollars, a déclaré vendredi la Cour des comptes de Russie dans un
rapport.
« Nos vérifications dans tout le pays ont montré que le montant
d’argent manquant au budget de l’Etat est de 45 milliards de roubles
(1,55 milliard de dollars) », a déclaré Vladislav Ignatov, un
enquêteur de l’organisme.
Le chiffre a surpris les milieux d’affaires par sa modestie.
« Mais en même temps, je pense que cela n’importe guère, que le
chiffre soit important ou limité. Ce qui est important, c’est que
les enquêtes continuent et que de nouveaux contrôles sont à
attendre », estime Natalia Orlova, analyste à la banque Alfa (NASDAQ:
ALFA – actualité) .
Le rapport offre selon eux de toute façon suffisamment d’arguments
au Kremlin s’il veut traquer les « oligarques » devenus milliardaires
à l’occasion de ces privatisations consécutives à l’effondrement de
l’Union soviétique en 1991.
Le plus riche d’entre eux, l’ancien patron du géant pétrolier Ioukos
Mikhail Khodorkovski, est poursuivi par la justice pour fraude et
évasion fiscale.
C’est une enquête de la Cour des comptes sur la vente du fabricant
d’engrais Apatit en 1994 qui a débouché sur l’action en justice
intentée à son encontre.
Ioukos, qui produit un cinquième du pétrole russe, est lui-même
poursuivi par le fisc qui lui réclame le paiement de quelque 6,8
milliards de dollars d’arriérés d’impôts.
140 ACCORDS CONTRÔLÉS
Le président Vladimir Poutine a promis de ne pas revenir sur les
accords de privatisation conclus sous l’ère de son prédécesseur
Boris Eltsine.
Si certains analystes estiment que l’aile dure du Kremlin entend
toujours traquer un ou deux « oligarques » de plus, ils jugent peu
probable que l’Etat tente de reprendre le contrôle d’une partie du
secteur privé car cela ferait fuir les investisseurs.
Les hommes d’affaires russes défendent pour leur part leur rôle
pendant les privatisations en soulignant qu’il n’existait à l’époque
aucun cadre juridique adapté.
Selon Vladislav Ignatov, les hommes politiques au pouvoir sont en
fait les principaux acteurs à blâmer dans le processus.
« Nous avons contrôlé 140 accords de privatisation (…). Durant
cette enquête, nous avons découvert un nombre énorme d’infractions
et les responsables gouvernementaux étaient les responsables de la
majeure partie de ces infractions. »
« Environ 89% de l’ensemble des dossiers sont en fait liés à des
responsables de l’Etat. »
Ignatov a précisé que la Cour des comptes avait déposé 56 dossiers
auprès du bureau du procureur général, mais il n’a pas voulu
divulguer les noms des sociétés ou des responsables impliqués. /JSB
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Pas question de retarder la réforme de l’énergie, assure Moscou
IAROSLAVL, Russie, 30 juin (Reuters) – Il n’est pas question de
retarder la réforme des monopoles publics russes de l’énergie, le
fournisseur d’électricité UES (Unified Energy Systems) et le groupe
gazier Gazprom , a déclaré mercredi le ministre russe de l’Economie
German Gref.
« Nous devons d’abord créer les nouvelles sociétés puis discuter des
modalités de leur vente. Elles naîtront au mieux à la fin 2004 ou au
début 2005″, a-t-il dit.
Il a ajouté que le gouvernement russe avait toujours l’intention
d’ouvrir les transactions sur l’action Gazprom cotée en Russie aux
investisseurs étrangers avant la fin de l’année. « Nos projets n’ont
pas changé, la libéralisation est prévue avant la fin de l’année », a
déclaré German Gref.
La règlementation actuelle autorise seulement les résidents russes à
acheter ou vendre les actions du premier groupe gazier mondial qui
sont cotées localement, tandis que les non résidents sont cantonnés
à l’action Gazprom négociée à Londres , qui s’échange à un prix
beaucoup plus élevé. /JSB





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